Je reste toujours autant fascinée par la natation synchronisée : un sport extrêmement rigoureux qui exige endurance, souplesse et élégance.
Pour avoir pratiqué ce sport durant 8 ans, je sais le travail que la démonstration suivante requiert:
Mondiaux de Montréal 2005-Equipe du Japon- Ballet Libre en équipe
A l'époque, c'était deux entrainements par semaine : musculation, assouplissements, apnée, échauffement –papillon -dos- brasse -crawl-entrainement. Le plus hard : le rétropédalage! Cela consiste à enchainer les longueurs de bassin en faisant des « tourniquets » avec les jambes, sans l'aide des bras, buste hors de l'eau.
Depuis, le Nutella et le tabac sont passés par là... Mon médecin est formel, malgré le paquet et demi de clopes que j'inhale quotidiennement, mes poumons sont en bon état, en grande partie grace à mes années de synchro...
Bien contente que les hommes pratiquent à nouveau ce sport d'exception.
A nouveau ? Et bien oui car la natation synchronisée est à l'origine un sport d'hommes : en effet , des fresques de Pompéi attesteraient de cette pratique masculine comme divertissement, ainsi que dans la Grèce antique. C'est dans l'Angleterre du XIXème siècle que les hommes s'adonnent à ce sport, appelé à l'époque « natation ornementale scientifique », sans fond musical, avec en1892 la première compétition du genre.
C'est dans les années quarante que la star de cinéma américaine Esther Williams popularise la natation synchronisée avec une représentation au Wold's Fair de San Francisco, enchainant plusieurs ballets nautiques et comédies musicales , dont le mémorable « Bal des Sirènes ».
Esther Williams
Sport olympique depuis 1984, la natation synchronisée prend ses lettres de noblesse, même si pour certains la synchro demeure encore un sport kitch et mièvre...