EN VrAc: ***CouPs de fOLiE **briNs d eNvIe ** bRideS dE viE ***
Mes Amours domestiques et Ruptures culinaires :
Je veux dormir chez toi. Sans toi.
Et Pfff !! la pomme !
Filtre d'Amour width="200" Mes Deliriums tremens et Kitscheries azimutées
Toop Toop
Le plaqué de Poulet
La grande traversée
Mon poulet chez les poulets
T'es ok? Euh, pas trop non...
Je clos ce blog à contre cœur du fait d'un individu d'une fatuité sans nom et d'un esprit altéré qui me harcèle depuis des mois en dehors de cet espace, se nourrissant maladivement de ma présence ici et des commentaires laissés chez vous. Voilà pourquoi je me fais rare depuis un certain temps. Ce personnage malsain et d'une bétise inégalée, me prive de ma liberté parmi vous.
Je décide donc de m'en aller.
Publié par magwann à 21:44:58 dans Coup de gueule | Commentaires (16) | Permaliens

Mon amie. Ton enfant. 5 mois 3 jours.Le petit humain est venu trop tôt ici.Accroche-toi petit.
Mon amie. Ton père. Combien de cellules noires dans son cerveau ? Vieil humain, ne pars pas trop tôt d'ici.
Publié par magwann à 22:08:51 dans Coup de gueule | Commentaires (12) | Permaliens

Publié par magwann à 00:37:47 dans Coup de gueule | Commentaires (8) | Permaliens
Papa, Maman, je vous laisse pas le choix. Vous le connaissez ce p'tit gars là.
T'as salopé les draps. A ce qui parait, ça fait ça. A table, tu baisses les yeux devant mon père, le seul mec que t'aies craint et respecté dans ta putain de vie. T'aurais voulu être son fils à mon père. Soudain t'en peux plus de ce froid qui monte en toi, de cette pute qui te suce pas. Il faut que tu craches le mal. Le chien est là, à te gratter la main. Tu lui colles ton pied dans le ventre et tu le flanques au mur. Il hurle, il pleure mon chien, j'ai mal pour lui, mal pour toi, mal pour moi, pour nous tous là. Les parents restent mués, dépassés, désarmés, figés dans l'impossible défi que je leur impose : faire décrocher un junkie à la force de l'utopie.
Tu m'as dit : « il y a une règle, une seule : vendre mais jamais toucher ». T'as dérapé, mec. T'as tout niqué. Fallait revoir ton business plan. T'as fauché ton stock. Jamais toucher tu disais. Faire son pognon, son blé, sa tune, son fric, mais jamais toucher. T'as pas géré. T'as sniffé la ligne. Vite tu l'as dépassée.T'as commencé par quoi ? Ah oui, c'est vrai. Des bouts de merde sur un air d'ACDC. Les cours tu les séchais. De toute manière, les profs pouvaient pas te blairer. Ils t'avaient testé, « t'es un surdoué », qu'ils disaient mais un putain d'enfoiré qui voulait pas trimer. Après t'as dû enchaîner les cachets et les petits buvards, ç'est comme ça que ça s'est passé ?
Viens on se barre à Londres, on disparaît. Tu m'as dit : « Dans n'importe quel endroit je renouerai. C'est mon milieu, j'aime ça, j'en décrocherai jamais ».Dix sept. Dix sept coups.
Nos quinze ans. Je te vois, là, face à moi. On sirote des cocas dans ce petit bar tranquille. Je glisse une pièce dans le juke box pour relancer pour la troisième fois ce titre de Queen : « Show must go on ».
Nos vingt cinq ans. Je te vois là, en dehors de moi. Tu plonges la lame dix sept fois. Dix sept fois. Je l'ai répété, épelé, scandé, combien de fois ? Des dizaines, des centaines de fois ?
Dix sept fois.
On a presque trente ans. Je ne te vois pas, là-bas. Je ne te vois pas.
Ta mère, elle pleure. Il y a longtemps, elle m'a appelée. Elle croit encore que je serai là pour te sauver, moi que tu as toujours aimé. Les hommes je les aime mal, tu sais. Amis, c'est ce qu'on a été. Avant quand tu déconnais je rappliquais. Tu sais, je suis fatiguée, je sais plus aider. Hier j'ai pensé à toi. Avant-hier j'ai pensé à toi. Demain j'ai pensé à toi. Toujours martèle le cortex.
Les gens comme moi me font bien rigoler, les bien pensants, dégoulinants de bons sentiments, qui, parce qu'ils ont lu des livres débarquent avec leur code de moralité et leurs solutions toutes trouvées.
« Tu sors quand ? Dis, tu sors quand ? ». Dis-moi que je serai là parce que moi, je ne me crois plus.Tu vois, les belles leçons je les apprise, mais je sais plus les réciter.Tout ça roule dans ma tête, la nuit, quand j'attends l'aurore, et je tourne, et je fais tourner. Bad trip tu sais. On dit toujours qu'on se laissera jamais tomber. C'est mauvais de jurer
L'autre elle aussi, tu la connais, pendant dix ans elle s'est faite baiser. Quand j'ai eu dix sept ans, elle a voulu me dépuceler : « Allez, prends un quart, juste un quart ». Je vous emmerde avec vos putes de cachets. Moi je suis folle sans m'être jamais défoncée. J'aurais toujours des dents pour sourire à mon enterrement. Je me ferais pas bouffer pas les pores.
Parfois, j'en vois, ils gobent, ils reniflent, ils mâchent. Ils te regardent d'un air supérieur, petits vantards so hype, so dirty, avec leurs pupilles dilatées. Toi t'es qu'une nitouche pour eux, une putain de moralisatrice, t'es qu'une idiote car t'as jamais touché.Je l'ai eu mon trainspotting mon pote. Le trip de ma vie on me l'a offert : dix sept coups qui martèlent mon cortex. Ca m'a à demi tuée. Et ces flash-back d'acide, ils restent là.
Publié par magwann à 01:23:29 dans Coup de gueule | Commentaires (23) | Permaliens
J'ai pris le métro, des bulles plein la tête, épuisée, dans cet état doucereusement cotonneux qui suit généralement les longues heures d'éveil.Un homme face à moi, la trentaine. Une dizaine de personnes dans le wagon, en ce dimanche matinal. Je m'assoupis, un sifflement pénible dans les oreilles. Je n'y prête pas vraiment attention, je suis simplement très fatiguée. Soudain, comme dans un rêve, la voix de l'homme face à moi s'élève : « Excusez-moi, pourriez arrêter de siffler s'il vous plait, c'est très pénible pour tout le monde ».
Aussi sec, à quelques rangées de nous, un jeune homme se lève menaçant, en hurlant :,« Quoi !! Qu'est ce que t'as espèce de batard ! Tu demandes à un mec d'arrêter de siffler dans un lieu public ?? ! Mais t'es un taré toi ! Tu demandes à un mec d'arrêter de siffler dans un lieu public ! Je fais ce que je veux connard ! »
L'autre homme lui répond, en haussant le ton : « Mais attendez, ça agace tout le monde votre sifflement là ! »
Le jeune homme gesticule, menaçant ! « Ah ouais ! ? T'es pas content connard, viens là je vais te mettre des tartes dans ta gueule ! ».
Il continue à l'insulter, à vociférer tandis que l'homme assis en face de moi, surpris par cette violence n'arrive plus à rétorquer et pousse des soupirs d'incompréhension.
A cet instant de l'altercation, je m'interroge : je suis partagée, car même si effectivement ce sifflement était très agaçant, je ne trouve pas une réelle légitimité dans la demande du mec en face de moi. Le jeune siffle et alors ? C'est plutôt sympathique.
Seulement le jeune mec continue à crier de plus belle. Je me sens à mon tour agressée par autant de violence et instinctivement, sans un mot, je fais un geste de la main au jeune, « piano piano » pour lui demander de calmer le jeu.
Mon geste qui se voulait apaisant déclenche un redoublement de violence de la part du jeune qui s'en prend désormais à moi. « Qu'est ce que t'as toi là-bas avec tes airs supérieurs !! Tu te prends pour qui conasse !! ?
Je suis sanguine. La violence chez lui a déclenché la violence chez moi. J'ai hurlé, complètement réveillée : « Oh !! tu vas te calmer !!! Tu me parles pas comme ça !!TOI, tu te prends pour qui ? T'es vraiment pas net de crier comme ça du matin dans le métro ! On est cool là, c'est dimanche, alors tu te calmes direct ! »
Et lui de me hurler de plus belle des conneries hystériques. Je commence à me lever, instinctivement, pour l'affronter, face à face, inconsciente, désinhibée par la fatigue Le mec continue à vociférer, sans que personne d'autre ne bronche. Pas un mot, pas un geste.
Prêtant attention à ne pas utiliser des mots emprunts de vulgarité et voulant sortir du tutoiement dans lequel il m'avait plongée, je lui hurle à nouveau, mot pour mot : « Monsieur, vous êtes un abruti fini ! Espèce d'imbécile ! ».Il descend à la station, toujours à force de cris et de gesticulations et nous balance : « Allez votez Le Pen !!! »
Je suis scotchée par tant de haine, de bêtise et d'incohérence. Je lui crie : « Mais c'est complètement incohérent ! C'est quoi le rapport avec Le Pen là ?!! ». Je me fais alors la réflexion que ce mec est typé maghrébin. Il descend en furie, tape au carreau derrière moi et crie au mec d'en face : «Toi t'es un sale batard, enculé, connard va ! » puis me balance : «Et toi t'es une sale pute !! Vas voter Le Pen connasse ! ». L'échappée courageuse de ce mec ne m'a pas laissée le temps de lui dire que c'est à cause de comportements comme le sien que des gens votent Le Pen.
L'énergumène s'enfuit, les gens se lâchent enfin. Une femme voilée me fait un sourire de connivence, perplexe, un black explose d'un rire de pitié, se moquant de la bêtise du jeune mec, tout le monde commence à discuter, soupirer, rire. Le mec assis en face de moi, navré, ouvre les mains et me lâche un merci dans un sourire. On s'échange quelques mots.
Je souris à mon tour, la pression est redescendue et je ferme les yeux, m'assoupissant quelques stations, tout en songeant à ma peau mate qui m'a parfois été reprochée.Un souffle me réveille. L'homme en face de moi a déposé un bisou sur mon oreille et me fait un signe de la main avant de sortir du wagon.
Je suis allée voter aujourd'hui, heureuse d'avoir ma liberté de penser, indépendante des sursauts d'agressivité de certains phénomènes. Jeune homme, si j'ai bien compris tes insultes, tes recommandations politiques, quant- à elles, m'ont échappées. Et je sifflote sur la bétise.
Musique clin d œil à Bolu, made by Etienne de Champfleury, ami de la Miss.
Publié par magwann à 00:06:46 dans Coup de gueule | Commentaires (0) | Permaliens
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