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  • Demain je vais  revoir  l'ami. Moi aussi je suis l'amie.
    C'était quand la dernière fois ? Oui, je m'en souviens. J'avais les yeux cloués, la voix crevée, écroulée sur le chemin de terre. Et ce putain de soleil, affront à la douleur.  Tous, dignes, « pour les parents ». M'en foutais moi, l'Indécente, j'ai chialé pour vous.

    Avant de compter.
    Toi, moi, tes parents, ce petit resto vers la Villette.
    Tu m'en veux, je les ai fait venir. Vous inquiétez pas, ça va aller. J'ai appelé son médecin, on  part en Bretagne chez les vrais marteaux.

    Avant de compter.
    On est dingue dans la famille, on a toujours su  te faire rire.
    On en peut plus de rigoler,  pourquoi pas toi ? T'aimes pas la pêche aux filets ?

    Avant de compter.
    Je suis passée rue Saint Maur. Je te guette au coin de la rue pour te  coller une main au cul, ça me fait tellement  marrer. C'est mon plaisir ça. Tu te fais avoir à chaque coup, suivi d'un petit cri offensé. Putain c'que ça m'fait marrer !
     

    Je compte.
    Et j'ai beau compter, un mois, deux mois, trois mois, huit mois, tu te caches, j'arrive plus à te trouver.

    Je compte.
    J'ai appelé tes parents  l'autre fois,  quand je comptais jusqu'à sept. Jusqu'à six, c'est leur  numéro que j'arrivais pas  à  retrouver.
    Ton  père.
    Ravagé par l'indicible souffrance. Tu sais, sa femme à ton père, elle en crève de ton absence. Ses larmes ont semé des saletés de cellules noires à l'intérieur. Tu crois que c'est ça de ne pas pouvoir vivre ? Elle sera avec toi avant douze.
     

    Tu sais, l'ami et les autres s'inquiètent   pour moi. Ils ont tort.
    On ne peut pas compter sur moi.

    Toi, l'ami, je ne sais pas à quelle heure tu me verras demain.

    J'aime  pas compter.

    Trois

    Huit

     


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  • J'avais oublié les joies de la collocation. Ca dépasse tout ce que j'ai pu imaginer. On a repoussé les limites....

      Il y a deux mois : mon colloc fait dans la fouille archéologique sur mon PC.
    C'est ce qu'on appelle le cadeau de bienvenue. Hippie spirit.. Faites tourner...
    AVOINEE NUMBER ONE 

    Il y a un mois : mon colloc me laisse sur le palier. Ben ouais, quand on a trois clés, ce qui est  hyper poilant, c'est de  laisser la troisième clé dans la serrure, de claquer la porte et  de se barrer toute la journée. J'vous jure, c'est mortel drôle. Si si. Mortel. Surtout quand c'est votre unique jour de congé depuis Mathusalem et que vous êtes sortie en Crados chercher le courrier...
    « Bonjour Madame, oui, j'habite ici. Si Si... »
    «  Bonjour Mossieur, heu non, merci j'ai pas faim. »
    « Heu Bonjour M'ssieur Dame, heu non, mais merci quand même pour le pull... »
    C'est ce qu'on appelle le Ko Lanta citadin.
    AVOINEE NUMBER TWO

    Et ce qui est encore plus drôle, c'est pas tant de voir son colloc ouvrir la porte à la Mac Gyver, parce que la chose qui vous ferait le plus plaisir au monde à cet instant, c'est de    lui planter cette putain de clé dans le cou (ou dans le  cul, c'est au choix). Non, le plus poilant, c'est quand il raconte au quartier comment il y est arrivé, à ouvrir cette porte sans clé, démonstration à l'appui...Vous bousculez pas, y aura une autre séance à 14h. Servez vous ! Open bar ! Pas de chichis ! Tu m‘excuses, mais je crois que je vais  scotcher  mon PC sur mon bide pour les trois prochaines années...
    C'est ce qu'on appelle le Self Service. Vous ne viendrez plus chez nous par hasard.
    AVOINEE NUMBER THREE

    Il y a une semaine : mon colloc rencontre un mec dans une soirée. Donc ce mec, il le connaît depuis une heure. Trois murges plus tard : il lui raconte ma vie, mon blog, mon taf, hauteur au garrot, kilos à la pesée, pedigree,  mes ex, mes problèmes de fille et puis surtout, le supplément du chef : ma spécialité à l'horizontal – ah ouais, ben tu me feras un dessin, parce que je connaissais pas ! - Enfoiré va.. Manquent juste  mon ADN et ma carte vitale.Le mec me contacte et me  prend la tête pendant trois jours.Désolant.
    C'est ce qu'on appelle le scan horizontal.
    AVOINEE NUMBER FOUR 

    Il y a quatre jours : mon colloc rencontre un mec dans un bar, le ramène à l'appart.
     
    « Tu sais, t'es vachement cool comme colloc parce que  j'en connais pas beaucoup des nanas qui accepteraient que je ramène un inconnu à la maison ! ‘ »
    « Argggg...Ah parce qu'en fait tu le connais  pas ce mec ? Tu plaisantes  j'imagine, hein ? Dis-moi que c'est pour la blague ? »
    Et ben non, c'était par pour la blague, même que c'était pas marrant du tout quand le mec a débarqué dans ma chambre pour me prendre la tête :
    «Je te trouve irrespectueuse, je viens exprès chez toi pour te voir car ton colloc m'a beaucoup parlé de toi  (ben tiens, ça sent la spécialité à l'horizontal tout ça, non ?) et tu ne m'adresses même pas la parole ».
    «  Ah ouais ? Et ma main dans ta gueule, ça va te parler ? Dégage. Non, j'te fais pas la bise. »
    On appelle ça le service après vente. Pas de remboursement et pas de bise.
    AVOINEE NUMBER FIVE 

    Hier soir. Je rentre du taf. En toute simplicité, le colloc s'est barré, la fenêtre de la cuisine grande ouverte.
    On appelle ça une vente flash. Au cas où vous auriez manqué l'atelier serrurerie.
    « Colloc, le nez ou le bras ? T'as une préférence ? »
    AVOINEE NUMBER SIX


    Mon colloc est charmant, gentil, le cœur sur la main. Vraiment.
     Je l'aime tellement que même des fois, quand je rentre le soir, je coupe l'alimentation de la centrale vapeur après 12h de chauffe, sans broncher.

    Je suis mauvaise ? Ben oui, je suis mauvaise là, ça m'évite de planter des clés... Colloc, si tu me lis ! Hein...

    J'ai  demandé l'avis du paternel aujourd'hui. J'ai eu droit à un fou rire à la Francis Huster : « T'aurais trouvé un Champion du monde que ça m'étonnerait pas... » 

    On a les droits !!! :-)


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  • Parce qu'il ne veut pas de moi et que ses mots ne viennent pas.

    Je me sens comme une dingo  et j'écoute cette putain de chanson d'ado.

    Je crayonne sur des bouts de papiers et j'attends qu'il vienne tout déchirer.

    Magwann : réveille-toi !
     


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  • Et hop ! Me revoilà ! J'ai deux minutes pour vous dire qu'un déménagement, c'est de la dynamite !

    Pas d'accord : la Poste qui égare mon transfert de courrier
    Pas d'accord : la SNCF qui perd  mes billets achetés sur le net  et qui m'oblige à les  racheter
    Pas d'accord : une bronchite carabinée qui m'a fait garder le lit durant les  vacances
    Pas d'accord : mon colocataire  aka Indiana Jones  qui fouille mon disque dur à la recherche des fichiers perdus...
     « Ah mais t'inquiète pas, j'ai pas regardé les fichiers trop perso ! » 
    «  Ah mais je m'inquiète pas! Toi, en revanche... je vais t'en faire bouffer du Saint Graal, moi !!!!».

    Pas d'accord :  les potes des potes qui sabotent de la  Veuve Cliquot dans le métro.
    Pas d'accord
    Pas d'accord
    Pas d'accord.
    Non, pas  d'accord.

    Alors, parfois on a envie de :

     

     




    Heureuse de vous revoir ! !


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